Le Jeu du maître - James Dashner

Hello, au programme du jour, mon avis sur l’une des lectures qui m’a accompagnée au cours du dernier weekend à 1000, j’ai nommé Le Jeu du maître de James Dashner (aka l’auteur de la saga l’Epreuve). Avant d’entrer dans les détails de ma chronique, je peux déjà vous dire que ce roman a été une agréable surprise.




            
Titre : Le Jeu du maître, tome 1.
Auteur : James Dashner.
Editeur : Pocket Jeunesse.
Prix : 16.90 
Parution : 2016.
Nombre de pages : 286.
Genre : Science-fiction, Jeunesse.
Ma note : ❤  ❤ ❤ -






Quand le quotidien est sans intérêt, que les rêves n'existent plus, il reste la réalité virtuelle. Comme la plupart des jeunes de son âge, Michael passe son temps sur le VirtNet, une plateforme tentaculaire à mi-chemin entre un jeu vidéo et un réseau social. Relié au serveur par des fils sensoriels, son cerveau baigne dans cet univers parallèle. Mais quand une série de suicides – bien réels, ceux-là – intervient dans le cadre du jeu, Michael et ses amis hackers doivent se rendre à l'évidence, effrayante. L'intelligence artificielle aurait-elle pris le pas sur la réalité ?




          Ma première expérience avec James Dashner avait été plutôt concluante puisque j’avais adoré le tome 1 de sa saga l’Epreuve néanmoins je n’ai jamais trouvé l’envie et la motivation pour lire la suite. J’ai craqué pour Le Jeu du maître au salon du livre de Paris 2016 puisque l’auteur était présent et que c’était une bonne occasion de donner une nouvelle chance à sa plume.
                                                                                         
            Ce roman nous plonge dans un monde virtuel où évoluent Michael et ses amis. Comment ça un monde virtuel ? L’histoire se déroule bien après notre époque et la technologie a tellement évolué qu’elle permet de rendre l’expérience de jeu particulièrement réaliste : les joueurs sont allongés dans le cercueil où ils sont reliés à des tas de fils pour vivre les émotions et les expériences du jeu (exemple : un coup de poing dans le jeu est ressenti comme un coup de poing réel grâce à ces sondes).Ce monde virtuel se nomme le Virtnet et au moment où débute l’histoire, de drôles de choses se produisent : des personnes se suicident à l’intérieur du VirtNet mais meurt également dans la vraie vie. Le danger semble planer autour d’un seul nom : Kaine. Face à ces évènements, Michael et ses amis sont entraînés dans une enquête virtuelle aux conséquences réelles afin de découvrir quels dangers menacent tous les joueurs et surtout, comment ces dangers parviennent-ils à toucher le monde réel.

            Sans vous mentir, ce qui m’a tout de suite attirée dans ce roman, c’est son intrigue qui permet de nous interroger sur le rôle de la technologie dans nos vies et sur la progression de l’intelligence artificielle. C’est assez effrayant d’imaginer que l’on pourrait un jour se retrouver dans le monde de Michael et ses amis où les vies humaines sont simplement branchées à ce monde virtuel comme si rien d’autres ne comptait. Cette histoire nous plonge donc dans un univers de codage où des hackers font rages et où les dangers sont bien réels. J’ai trouvé cette histoire très originale, fidèle aux univers que James Dashner est capable d’imaginer c’est-à-dire aussi terrifiant qu’intéressant. J’ai été agréablement surprise par le personnage de Michael qui est très réaliste avec des choix compréhensibles malgré les décisions souvent difficile qu’il doit prendre. Je me suis énormément attachée à ce personnage qui mène l’enquête en affrontant tous les dangers qu’il rencontre sans avoir peur d’évoquer ses faiblesses et ses craintes. De plus, l’histoire en elle-même est très rythmée et se lit plutôt rapidement avec des rebondissements qui viennent dynamiser considérablement le récit. Enfin, la fin est une agréable surprise et si je doutais d’attacher avec cet univers, j’ai été heureuse de constater que j’avais très envie de lire la suite. 

            Néanmoins ce roman n’a pas été un coup de cœur, même si c’était une très bonne lecture, car j’ai noté quelques petits défauts. Le premier, c’est que je trouve dommage que le seul personnage réellement développé dans ce roman soit Michael, le protagoniste. Les personnages secondaires sont vraiment très secondaires et même s’ils se montrent parfois utiles dans la progression de l’intrigue, j’ai trouvé qu’ils n’apportaient pas spécialement grand-chose à l’histoire. De plus, j’ai trouvé l’univers de James Dashner très complexe et assez abstrait, certes c’est virtuel mais selon moi, le roman aurait été plus puissant avec des descriptions plus détaillées ou des renseignements plus construits sur le Virtnet et son fonctionnement. L’auteur utilise beaucoup de mot de vocabulaire pour parler de son univers et les confusions sont rapidement possibles ce qui est dommage.

            Dans l’ensemble, je garde un très bon souvenir de cette lecture qui malgré ses petits défauts nous plonge dans un univers certes complexe mais très original avec des rebondissements et des surprises au détour de chaque page. Je recommande cette histoire à tous les amateurs de science-fiction qui s’intéressent au monde geek et aux intelligences artificielles.




"Lifeblood, Force Vitale, était de loin le jeu le plus populaire du VirNet. Certes, on pouvait aussi arpenter un champ de bataille de la guerre de Sécession, combattre des dragons avec une épée magique ou piloter un vaisseau spatial. Mais on s’en lassait très vite. En fin de compte, il n’y avait rien de plus fascinant que cette bonne vieille existence, crasseuse, âpre, implacable."



UN RECIT SUPRENANT ET HALETANT MALGRE SES PETITS DEFAUTS !




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